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Le thé au Japon

C’est le moine Saichô qui introduisit les premières pousses de thé au Japon en 805, au début de la période Heian, autant dire très récemment par rapport à l’histoire de la Chine ! Si le thé fut apprécié immédiatement, la dégradation des relations entre le Japon et la Chine ne favorisa pas son expansion rapide et il fallut attendre le XIème siècle pour que soit introduit, avec le bouddhisme Zen, le thé vert en poudre, matcha, qui sera dès lors utilisé pour la cérémonie du thé. L’acclimatation du thé au Japon est alors telle que le Camellia sinensis y sera parfois appelé Camellia Japonica par les botanistes. Cependant le japon ne produit par tradition que des thés verts : longtemps méconnus des occidentaux, ils suscitent aujourd’hui l’intérêt pour leur saveur particulière pleine d’une fraîcheur légèrement amère et pour leur réputation bienfaisante. Outre le matcha, on peut citer le Gyokuro ou « Perle de rosée », dont les feuilles poussent à l’ombre, plus vigoureux et moins amer que le Sencha qui est, quant à lui, le thé le plus fréquemment consommé au Japon, dit  » thé de l’hospitalité « , et très riche en vitamine C. N’oublions pas le Houjicha, grillé et au goût très spécial, et le Genmaïcha, mélange de thé Bancha et de riz torréfié, agrémenté de maïs soufflé. Si depuis une trentaine d’années les Japonais ont, grâce à des français, découvert le thé noir  » à l’occidentale », en particulier avec certains mélanges aromatisés tels que le thé à la pomme, les français découvrent à leur tour les délices des thés japonais traditionnels, leur saveur parfois surprenante mais jamais décevante.